Le soufflage du vers

jusqu'à le dernier poème, avant le premier

Sinthome du J’existe outre le symptôme du Moi répète.

J’ai fait le tour de mon nouveau quartier

ses rues faites de pavés et sa petite place ronde

sa borne-fontaine sertie au beau milieu

de mon envie de boire

jusqu’à plus soif tes lèvres

~

Qu’importe le flagrant de cette nouvelle ivresse

qu’elle vienne à s’emparer de mon sommeil profond

pourvu qu’elle ait mis fin au temps de ma sécheresse

que le flot de ses mots font pousser des fleurs d’eau

~

Je me trouve une table au Merle Moqueur

j’ai laissé à la place tout ce qui est loi Commune

puisque un samedi matin j’y ai savouré

la chanson de ma muse qui dicte Ma fortune

~

Je suis ton pèlerin parmi tant de fidèles

qui marchera les lignes de pages dédiées

à ton nom désiré auprès de Marguerite

contemplant la marine des heures écoulées

~

Avant quand je pensais d’avoir besoin d’une femme

comme on aurait besoin d’une jolie secrétaire

qu’elle corrigerait nos lettres un vendredi soir

avant nous faire l’amour tel un enfant gâté

~

Avant mon ignorance, avant ton existence

Avant qu’une galaxie approchant une autre

désireux de savoir son désir autre

baissant le moment angulaire de l’ego

~

Entrons en collision et,

de cette improbable fusion

naissent toujours les étoiles

~

à la différence du prêtre

qui fera de toi sa religion

j’acheminerai ma cause

à ta direction

~

Le pèlerin souhaite

que l’objet trouve sa cause

que la Sainte ait son lieu

mais l’ange sans chair sourit de son gré

~

Je me suis assis au Merle Moqueur

en face à face avec Le Temps de Cerises

si les anges se moquent des aventuriers

et bien tant pis ;

je suis circonscrit dans le Temps d’une fleur,

la tienne

mon temps ma cause sans sens

une marche est faite

pas tout se traduit en victoire ou défaite

tout s’inscrit dans la tempête

du désir humain, trop humain

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