Le soufflage du vers

jusqu'à le dernier poème, avant le premier

Du plaisir de parler

Toi compagnon au petit matin

Toi recueil de poèmes,

noyé dans le Temps

Toi l’îlot de la joie du moment

Toi Brise-lames de la houle au lointain,

propageant les chagrins

Toi Silence, je te quitte

Je te quitte pour sillonner le marchepied ancien

Du Tigre et de l’Euphrate,

jusqu’à l’Inde sainte,

Entendre murmurer l’eau sacrée,

Des perles parlées

Vous le formuler à l’envers

Je ne veux pas savoir

Que tu l’as quitté ma petite demeure 

En face des parois de ta nouvelle maison

Je crie ton nom, me leurre

Je ne veux pas savoir

au petit matin que tu as découvert

la porte ouverte

et toutes tes affaires

dans une petite valise légère,

m’a pris dans tes mains

tes larmes en Ether

partant telle une Sainte

sans sanglot, sans peur

Je ne veux pas savoir

et depuis je demeure

à l’envers du miroir

où le Verbe s’altère

Enfin le dire

et pas le contraire

je t’ai quitté

Pas ça non pas ça,

c’est ça

La Vérité pathétique,

qui veut sa réponse, sa lourdeur ?

avec le peuple jouir

des mensonges d’Anthony

qui pleure César

pas le libérateur

Toi aussi, mon fils 

ne goûtes pas la saveur 

de ton propre acte ?

passionné d’ignorance

ne veux-tu te savoir

Exécuteur

Mais la vie se fait telle

nous sommes des meurtriers

nous tuons les choses

pour ressusciter ailleurs

des nouvelles expressions

de la Vie guerrière

telle pulsion de mort qui règne sur terre  

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