La tonnerre n’est pas la foudre
l’éclat des images dessine mon désir
Les cieux féconds pleuvent ma fortune
Pas toutes les gouttes de pluie
embrasseront la terre
Faire durer l’instant et résister au temps
au temps qui évapore le moment d’agir
Sous l’angoisse de ma chute
le ruisselement fléchi
n’arrose pas le sein terreste
Fendre la masse du temps
de l’instant fabriquer le moment
Là, dessin de mon destin s’esquisse
miroïtement de la destinée infinie des hommes
avec quoi tombera ma pluie
sans dériver sa flèche
avec le poids de la certitude
certes, la mort sera vecue
certes, le risque émerge partout
dit la pensée qui flotte aux éons
à la pluie appartient sa chute
lui donnant l’allure, le volume,
et son poids
le présent succède le présent
les marches se succèdent
sans façonner l’echèlle du temps
la pluie n’existe pas ;
pleut mon désir
tomber amoureux de l’instant
tomber aussi bien que le présent
avec le poids de la certitude
que seul un poids peut fissurer
le temps pour en créer le moment
où je existera
Même ignorant, toujours ignorant
si un destin fera destination
Oh chère, très chère petite goutte d’or
tient fort à la descente avec ton élan
laissant entendre le j’existe