Le soufflage du vers

jusqu'à le dernier poème, avant le premier

Il est très difficile de savoir son désir, il faut se laisser porter par son désir

La tonnerre n’est pas la foudre

l’éclat des images dessine mon désir

Les cieux féconds pleuvent ma fortune

Pas toutes les gouttes de pluie

embrasseront la terre

Faire durer l’instant et résister au temps

au temps qui évapore le moment d’agir

Sous l’angoisse de ma chute

le ruisselement fléchi

n’arrose pas le sein terreste

Fendre la masse du temps

de l’instant fabriquer le moment

Là, dessin de mon destin s’esquisse

miroïtement de la destinée infinie des hommes

avec quoi tombera ma pluie

sans dériver sa flèche

avec le poids de la certitude

certes, la mort sera vecue

certes, le risque émerge partout

dit la pensée qui flotte aux éons

à la pluie appartient sa chute

lui donnant l’allure, le volume,

et son poids

le présent succède le présent

les marches se succèdent

sans façonner l’echèlle du temps

la pluie n’existe pas ;

pleut mon désir

tomber amoureux de l’instant

tomber aussi bien que le présent

avec le poids de la certitude

que seul un poids peut fissurer

le temps pour en créer le moment

où je existera

Même ignorant, toujours ignorant

si un destin fera destination

Oh chère, très chère petite goutte d’or

tient fort à la descente avec ton élan

laissant entendre le j’existe 

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