Je pleure ma jeunesse
qu’elle coule dans mes mains
Je l’observe fuyant mon corps au sablier
Elle revient avec les saisons
ne m’appartient jamais
à chaque hiver ses pétales printaniers tombés à terre
signalent son départ;
comme la fumée d’une locomotive
à vapeur lointaine;
le train oublié passe devant moi
sans l’apercevoir
le voyageur devancé est-il souffrant
d’amnésie ou de lâcheté ?