Le soufflage du vers

jusqu'à le dernier poème, avant le premier

Lorsque l’impossible deuil flirte avec la mélancolie à la gare du train, l’amour de la vie se loge dans les freins ?

 

Je pleure ma jeunesse

qu’elle coule dans mes mains

Je l’observe fuyant mon corps au sablier

Elle revient avec les saisons

ne m’appartient jamais

à chaque hiver ses pétales printaniers tombés à terre

signalent son départ;

comme la fumée d’une locomotive

à vapeur lointaine;

le train oublié passe devant moi

sans l’apercevoir

le voyageur devancé est-il souffrant

d’amnésie ou de lâcheté ?

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