Le soufflage du vers

jusqu'à le dernier poème, avant le premier

L’aplatissement du Phallus, n’est pas la destitution de l’objet cause du désir.

De l’oxygène et des graines I

Venir sur la montage,

à ses pieds devant lancer ton pari,

de nicher à la cime l’expérience d’une vie,

faire le chemin,

le balisage à suivre

les jours sans repos

et les sommeils profonds,

les songes flottent là-haut.

Avec les aigles tu suis

sur ton carnet de route

dessins des danses célestes

qui purgent la fatigue

qui sautent les fossés

qui grimpent sur un arbre

pour y graver un signe

pour ton frère voyageur

hélas tu les comprends

la mécanique du vol

la montée en sursaut

la chute en parabole

leurs jeux dans les nuages

leur corps libre se charge,

d’embraser l’horizon

hélas tu les comprends,

tu les comprends de trop

reveillé mon regard

mpon sens vertigineux

me reste le désespoir

d’un rêve éveillé

Ranger toutes ses affaires

dans ton gros sac-à-dos

dans ta grosse tête trop fière

qui rêve d’être oiseau

là la montagne gronde

agrippe de la chemise

ton désir détournant

le dos sur ton chemin

sa voix basse et féconde

rappelle une vielle chanson :

la seule chose qui importe

se cache dans la poche,

de ta chemise usée,

ton crayon retreci ;

de tout ce que tu as appris

de tout ce que tu as appris

la seule chose qui t’emporte

tu ne l’a pas compris.

De l’ouverture d’un épilogue II

Assis par terre,

la longue randonnée terminée,

qu’est-ce qu’elle prouve la sueur ?

C’est rempli ! ton carnet

il est fait ! le chemin

j’attends ; fatigué ;

et bon, tout est pareil sauf !

le doute semé dans ton coeur,

ton tout dernier dessin diffère,

de peu.

le peu que je comprends

toutes mes manières d’errer

aujourd’hui, j’apprends

comme un nouveau né

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